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La persévérance
scolaire se définit comme étant toutes
actions permettant à des jeunes éprouvant
des difficultés à s’engager volontairement
dans un projet d’études et de vie gratifiant
et significatif d’améliorer leur situation.
C’est cette capacité à ne pas lâcher
malgré des difficultés ou des démotivations.
Lors des Commissions jeunes portant sur le décrochage
scolaire et la persévérance scolaire tenues
au printemps 2004, les jeunes nous ont entre autres
mentionné que :
- L’école est d’abord et avant
tout un milieu de vie ;
- Leur motivation à l’école est
stimulée par les amis, les activités
parascolaires et l'implication, l'acquisition de connaissances
et l'obtention d'un diplôme ;
- Le sentiment d'appartenance et de bien-être
à l'école est important ;
- Ils veulent du concret ;
- La réussite diffère d'un élève
à un autre. Elle diffère selon l'éducation
reçue, les parents, le standing et l'expérience.
Elle n'est pas nécessairement une affaire de
notes.
- Ils l’associent à une notion de
passion et de bonheur : faire ce qu'ils aiment !
Voici comment se résument leurs propos quant
à la réussite scolaire :
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«
Nous, jeunes, avons la capacité de réaliser
biens des choses. Nous sommes en quête de
sens et voulons que les choses aient du sens.
Nous souhaitons ardemment nous développer
et nous réaliser, dans un domaine, avec
des gens que nous aimons. Pour ce faire, nous
avons besoin d’être orientés
et encouragés dans notre démarche.
Ce que nous voulons c’est de sentir des
adultes qui nous soutiennent dans nos projets
de vie. »
1
000 jeunes ayant participé aux Commissions
jeunes portant sur le décrochage et la
persévérance scolaires, 2004 |
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Face à ce constat des jeunes, il importe de
valoriser la persévérance scolaire.
La persévérance scolaire est et doit demeurer
une priorité régionale et une préoccupation
pour tous et chacun. En ce sens, il est clair qu’il
faut :
- Miser sur l’accroissement des capacités
humaines de manière à ce que les individus
puissent élargir leurs choix de vie et avoir
accès aux ressources leur permettant de se
développer ;
- Envisager la scolarisation comme un facteur d’amélioration
de la qualité de vie ;
- Reconnaître que la motivation joue un rôle
déterminant dans la réussite scolaire
et que l’évolution de la motivation scolaire
est mal connue ;
- Admettre que la motivation chez les gars et les
filles se présente différemment. Il
en est de même pour l’évolution
de la motivation ;
- Tenir compte des variables associées à
la motivation (l’âge, l’appartenance
sexuelle, la structure familiale, le statut socio-économique
des élèves) ;
- Porter une attention au processus de motivation scolaire
qui est particulièrement important entre le
3e et le 5e secondaire.
Les facteurs de rÉussite
Plusieurs facteurs contribuent à la réussite
scolaire et bon nombre d’entre eux sont stimulés
dès la petite enfance. Les principaux facteurs
de réussite dont les parents peuvent avoir une
influence sont :
- La valorisation de l’école et du diplôme
par les parents auprès de leurs enfants ;
- Le goût de lire ;
- Le désir et le plaisir d’apprendre
;
- L’encouragement et la valorisation de l’effort
par les parents et les enseignants ;
- L’encadrement des parents pour les devoirs
et leçons ;
- L’effort soutenu et le temps consacré
à l’apprentissage, aux devoirs ;
- Toutes actions permettant au jeune de prendre confiance
en lui et en ses capacités ;
- La présence de personnes significatives dans
l’entourage du jeune.
Les jeunes sont les premiers responsables de leur réussite. Selon Potvin, Marcotte, Royer et Deslandes (2004), des facteurs de protection personnels et facteurs de protection familiaux associés au réseau social ainsi qu'à l'école permettent de modifier et d'améliorer les réponses d'une personne à certains facteurs de risque et de stress environnementaux qui prédisposent à l'inadaptation sociale.
Facteurs de protection personnels
- Posséder un bon répertoire d’habiletés
sociales : empathie, communication, affirmation de
soi, etc. ;
- Utiliser des stratégies d’adaptation
efficaces (résolution de problèmes,
évaluation positive, etc.) ;
- Développer sa maîtrise de soi, une
forte estime de soi et une foi dans ses compétences
et ses forces (sentiment d’auto-efficacité).
Facteurs de protection familiaux
- Avoir du soutien émotif des parents lors
de périodes de stress ;
- Entretenir des relations
de qualité avec un adulte significatif (tante,
grand-père, etc.) ;
- Bénéficier d’une supervision
parentale, de règles structurées ou
de cohésion familiale (engagement et soutien)
;
- Profiter d’un style parental démocratique
qui favorise le développement de l’autonomie.
Facteurs associés au réseau
social
Avoir des amis sur qui compter en période de
stress.
Facteurs associés à l’école
- Entretenir de bonnes relations avec les enseignants
;
- Participer à des activités parascolaires
(sportives ou artistiques) et s’y valoriser ;
- Réussir sur le plan scolaire.
L’école contribue évidemment à
la réussite scolaire des jeunes, notamment par
:
- Un suivi et un soutien personnalisés ;
- Un maintien des exigences élevées
réalistes et clairement définies ;
- Des travaux courts et supervisés de façon
régulière par le personnel enseignant
; ce qui fait en sorte que les élèves
sont plus productifs ;
- Des situations d’apprentissage variées
comme le travail autonome, le travail de groupe, le
travail avec l’enseignant ou un autre adulte
que les élèves apprécient ;
- Des moyens didactiques variés tels que les
conférences, les discussions, les ordinateurs,
la télévision etc. que les élèves
souhaitent utiliser;
- Un rapport adulte-adulte ;
- Un cheminement individualisé.
L’engagement des parents
La réussite scolaire des élèves
dépend beaucoup de la qualité de leurs
relations avec leurs parents. Les élèves
qui réussissent à l’école
proviennent ainsi de familles où les parents
ont des aspirations élevées, mais réalistes
pour leurs enfants. Ces parents s’intéressent
aux activités de leurs enfants et leur montrent
de l’affection tout en exerçant une certaine
discipline. L’intérêt des parents
pour leur enfant et leurs compétences serait
donc un des facteurs déterminants dans le succès
scolaire. L’engagement des parents apporte aussi
des avantages pour leurs enfants. Il existe un lien
significatif entre la participation des parents à
la vie de l’école et les résultats
scolaires de l’enfant.
L’engagement des parents favorise la motivation
du jeune, lui fait réaliser l’importance
de la persévérance et contribue à
augmenter les chances de réussite scolaire. Comme
les parents sont un des facteurs influençant
le jeune,
il arrive que des obstacles reliés
à l’école rendent l’engagement
des
parents plus difficile tels que :
- La relation entre le personnel et les parents ;
- Le manque de communication entre le personnel et
les parents ;
- Le manque de temps du personnel et des parents ;
- Les parents et le personnel s’accusent.
Par ailleurs, certaines actions ou comportements effectués
auprès des parents peuvent favoriser leur engagement,
comme par exemple :
- Proposer aux parents un rôle précis
comportant des
tâche structurées dont les
objectifs sont clairement définis ;
- Considérer les parents comme étant
des partenaires.
Des initiatives prÉventives
pour favoriser
la rÉussite scolaire
Plusieurs programmes, mesures, politiques, initiatives sont mis de l'avant par le milieu de l'éducation, des organismes communautaires et des forces vives des communautés pour favoriser la réussite scolaire. Parmi les initiatives,
nous retrouvons
:
- La mise au point d’instruments de dépistage
afin de définir la population à risques
;
- L’établissement de meilleurs contacts
entre les parents et l’école ;
- La mise au point de projets pédagogiques
particuliers pour les jeunes en difficultés
d’apprentissage ;
- La mise au point de programme pour faciliter la
transition du monde scolaire au monde du travail.
Des statistiques
En Montérégie, la proportion d’élèves passant sans retard du primaire au secondaire a augmenté constamment depuis 1999-2000 en passant de 78,2 % à 86,9 % en 2006-2007 comparativement à 85,2 % pour les commissions scolaires francophones du Québec.
Le taux de diplomation en 5e secondaire pour 2006-2007 en Montérégie est de 70,0 % et se situe à 68,5 % pour l’ensemble des commissions scolaires francophones du Québec.
Le taux de diplomation après sept ans en Montérégie a augmenté (+0,5 point) en passant de 68,5 % pour la cohorte de 1995 à 69,0 % pour la cohorte de 2000. Dans l’ensemble du Québec, le taux de diplomation a diminué en passant de 72,2 % à 71,9 %. La Montérégie a donc un taux de diplomation après sept ans plus faibles.
Le taux de diplomation après sept ans chez les garçons en Montérégie a augmenté en passant de 60,3 % à 61,1 % entre la cohorte de 1995 et de 2000. Chez les filles, il est resté stable à 77,0 %. Dans l'ensemble du Québec, le taux de diplomation est de 65,2 % chez les garçons et de 79,0 % chez les filles pour la cohorte de 2000.
Le taux de passage direct du secondaire au collégial était en hausse (+0,8 point) en Montérégie en passant de 57,5 % à 58,3 % entre 2003 et 2006, alors que l’ensemble du Québec a vu son taux croître de 0,9 % en passant de 57,9 % à 57,1 %. La Montérégie a donc un taux de passage direct au collégial légèrement plus élevé que l’ensemble du Québec.
Le taux d’obtention d’un diplôme en formation professionnelle dans les trois années suivant une première inscription se situe en Montérégie à 78,1 % pour les nouveaux inscrits en 2004-2005 en comparaison à 77,3 % pour l’ensemble des commissions scolaires francophones du Québec.
Le taux d’obtention d’un diplôme d’études collégiales (DEC) préuniversitaire deux ans après la durée prévue pour la cohorte de 2002 est de 70,2 % en Montérégie, une hausse de 2,2 points par rapport à la cohorte de 1997. Dans l’ensemble du Québec, la sanction deux ans après la durée prévue 68,7 %. La Montérégie a donc un taux de diplomation plus élevé que l’ensemble du Québec.
Le taux d’obtention d’un diplôme d’études collégiales (DEC) technique deux ans après la durée prévue est de 58,7 % en Montérégie pour la cohorte de 2001, une hausse de 9,6 points par rapport à la cohorte de 1996. Dans l’ensemble du Québec, la sanction deux ans après la durée prévue est de 59,3 % pour la cohorte de 2001. La Montérégie a donc un taux de diplomation en formation technique comparable à celui de l’ensemble du Québec.
De 2000 à 2004, le taux de passage à l’université des titulaires d’un DEC préuniversitaire provenant d’un cégep de la Montérégie était de 64,6 % comparativement à 63,0 % pour l’ensemble du Québec. Quant au taux de passage à l’université des titulaires d’un DEC technique obtenu dans un cégep de la Montérégie, il était de 11,4 % comparativement à 10,8 % pour l’ensemble du Québec.
Taux de diplomation après 5 et 7 ans, par région administrative, cohorte de 2000


Taux de diplomation après 5 et 7 ans, par commission scolaire de la Montérégie, cohorte de 2000

Taux de diplomation après 7 ans, par commission scolaire de la Montérégie, par sexe, cohorte de 2000

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