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Sans diplôme
d’études secondaires (DES), l’avenir
de nos jeunes et de nos entreprises est menacé.
D’une part, un jeune qui réussit à
occuper un emploi sans diplôme court le risque,
à moyen et à long terme :
- De ne plus répondre aux besoins des entreprises
qui, elles, doivent être toujours davantage
compétitives et compter sur une main-d’œuvre
spécialisée, compétente et apprenante
;
- D’avoir une perspective d’employabilité
faible ;
- De s’enliser dans le phénomène
d’exclusion sociale et même de marginalité.
De nos jours, sans DES, les chances
sont minces de parvenir à se tailler une place
de choix tant au plan social qu’économique.
Vu le trop peu de scolarité, le manque d’expérience
et la spécialisation des emplois, plusieurs jeunes
deviennent dépendants socialement ou marginaux,
ce qui engendre des pertes considérables au plan
économique et motive même des actes criminels
(marché des drogues, prostitution, vols, etc.),
en plus de réduire le bassin régional
d’une main-d’œuvre qualifiée. Sachant qu’en Montérégie (2006-2007) plus d’un garçon sur trois et près d’une fille sur cinq décrochent avant d’obtenir un DES, il importe de s’attarder au problème du décrochage en masse chez les jeunes. Comprenons donc que le décrochage scolaire n’est pas seulement le lot de plusieurs jeunes, mais qu’il constitue une problématique qui a de plus en plus de conséquences sociales.
Ça prend tout un village
pour élever un enfant !
Des statistiques
Pour comprendre l’ampleur du phénomène du décrochage scolaire, il faut évidemment s’attarder à des statistiques. Voici quelques statistiques sur la situation du décrochage en Montérégie par rapport à l’ensemble du Québec. Ces données basées sur les chiffres du ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport proviennent du document « Statistiques sur la persévérance et la réussite scolaires en Montérégie, édition 2008 » publié par Réussite Montérégie.
Le taux de passage en retard du primaire au secondaire était en baisse pour la Montérégie (-4,2 points) en passant de 17,3 % à 13,1 % entre 2002-2003 et 2006-2007, alors que pour l’ensemble des commissions scolaires francophones du Québec, il a aussi diminué (-5,5 points) en passant de 20,3 % à 14,8 %. La Montérégie a donc un taux de retard à l’entrée du secondaire inférieur à l’ensemble du Québec.
La proportion de sortants sans qualification au 1er cycle du secondaire (1er et 2e secondaire) était en hausse en Montérégie (+0,7 point) entre 2002-2003 et 2006-2007 en passant de 1,7 % à 2,4 %. L’ensemble des commissions scolaires francophones du Québec a également vu son taux croître (+0,3 point) en passant de 2,3 % à 2,6 %. La Montérégie a donc un taux de sortie sans diplôme semblable à celui de l’ensemble du Québec.
La proportion de sortants sans qualification au 2e cycle du secondaire (3e, 4e et 5e secondaire) était en baisse en Montérégie (-0,8 point) entre 2002-2003 et 2006-2007 en passant de 7,2 % à 6,4 %. L’ensemble des commissions scolaires francophones du Québec a connu une baisse (-0,2 point) plus faible en passant de 6,4 % à 6,2 %. La Montérégie a donc vu son taux rejoindre celui de l’ensemble du Québec.
Le taux de sorties sans diplôme ni qualification (décrochage scolaire) est resté relativement stable entre 2002-2003 et 2006-2007 en passant de 28,7 % à 29,0 % (+0,3 point). L’ensemble des commissions scolaires francophones du Québec a connu une hausse (+0,9 point) en passant de 28,1 % à 29,0 %. En 2006-2007, la Montérégie et le Québec avaient exactement le même taux de décrochage.
Le taux de passage direct du secondaire au collégial était en hausse (+0,8 point) en Montérégie en passant de 57,5 % à 58,3 % entre 2003 et 2006, alors que l’ensemble du Québec a vu son taux croître de 0,9 % en passant de 57,9 % à 57,1 %. La Montérégie a donc un taux de passage direct au collégial légèrement plus élevé que l’ensemble du Québec.
Le taux d’obtention d’un diplôme d’études collégiales (DEC) préuniversitaire deux ans après la durée prévue pour la cohorte de 2002 est de 70,2 % en Montérégie, une hausse de 2,2 points par rapport à la cohorte de 1997. 29,8 % de la cohorte de 2002 n’est pas diplômée après quatre ans. Dans l’ensemble du Québec, la sanction deux ans après la durée prévue 68,7 %. La Montérégie a donc un taux de diplomation plus élevé que l’ensemble du Québec.
Le taux d’obtention d’un diplôme d’études collégiales (DEC) technique deux ans après la durée prévue est de 58,7 % en Montérégie pour la cohorte de 2001, une hausse de 9,6 points par rapport à la cohorte de 1996. 41,3 % des nouveaux inscrits en 2001 ne sont pas diplômés après cinq ans. Dans l’ensemble du Québec, la sanction deux ans après la durée prévue est de 59,3 % pour la cohorte de 2001. La Montérégie a donc un taux de diplomation en formation technique comparable à celui de l’ensemble du Québec.



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